Portraits d’artisans de Meneham – Maxime Lebel

Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.
Maxime Lebel de l’atelier 3

Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?
Je suis tourneur sur bois et coutelier.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi
ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?
Mon parcours : je suis menuisier de formation. Après mon diplôme, je me suis spécialisé dans le tournage sur bois auprès d’un maître tourneur à Douarnenez. C’est une matière qui m’attirait depuis longtemps.
Je travaille principalement avec un tour à bois, mais aussi avec des outils de forge comme l’enclume, le marteau, le backstand (ponceuse à bande stationnaire de précision), etc. Les matériaux que j’utilise sont essentiellement le bois et l’acier.


Côté bois : il arrive en grumes. À l’atelier, je débite les morceaux, je réalise une première ébauche en bois vert, puis les pièces passent au séchoir pendant plusieurs semaines. Une fois sèches, je les retravaille au tour pour leur donner leur forme définitive.
Côté acier : je forge moi-même ce dont j’ai besoin.
En parallèle, j’ai aussi appris l’osier grâce à mon père, originaire de Ploudalmézeau-Plouguin, qui savait le travailler depuis des années. C’est une activité complémentaire au tournage et à la forge, que je pratique surtout par passion.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?
La liberté totale : je crée ce que je veux, de A à Z, sans contraintes. J’aime travailler uniquement avec des matériaux locaux, chercher de nouvelles essences de bois et expérimenter. Je n’abats pas d’arbres pour mon activité : je travaille uniquement sur des bois issus d’élagages ou de coupes nécessaires à l’entretien ou à la sécurité.
Je travaille notamment le noyer, le platane, le cerisier, l’érable, le hêtre, le genévrier, le mûrier, le châtaignier… selon les saisons et les disponibilités.
L’acier, quant à lui, vient de France, notamment de la coutellerie de Thiers.
Je n’utilise pas d’assemblage ni de collage : chaque pièce est tournée en une seule fois, avec une finition alimentaire. Mon atelier est équipé d’un grand tour qui me permet de réaliser de très grandes pièces (jusqu’à 2,20 m).



Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?
J’ai découvert Meneham par hasard, lors d’une promenade en août il y a quelques années. En septembre de la même année, je m’y suis installé. Je cherchais un atelier pour exposer de manière permanente, et le cadre exceptionnel a fini de me convaincre. Cela fait maintenant environ cinq ans que j’y travaille.
Avant, je fonctionnais surtout avec des ateliers temporaires et la vente en ligne.
Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?
Oui. Ici, je trouve une clientèle déjà présente. La communication est prise en charge (réseaux sociaux, diffusion des infos…), ce qui représente un vrai confort. Cela permet de se concentrer sur la création. Il y a également beaucoup de partage.

Merci à Maxime de nous avoir partagé sa passion du bois, de l’acier et de l’osier et son plaisir d’être présent à Meneham ! ♥