Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.
Émilie Lebel de l’atelier 3
Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?
Je suis créatrice de bijoux en micro-macramé.
Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?
Je travaille le micro-macramé, une technique inspirée des méthodes de tissage d’Amérique latine, réalisée à partir de nœuds très fins. J’utilise principalement du fil de coton ciré, spécialement conçu pour ce type de création.
Au départ, je cherchais un moyen de mettre en valeur le bois travaillé par Maxime, sans dépendre de l’achat de supports tout faits. C’est comme ça que j’ai découvert le micro-macramé. J’ai ensuite suivi une formation en ligne pendant un an auprès d’une académie spécialisée dans la Drôme, qui importe des fils de qualité provenant d’Amérique du Sud.
Aujourd’hui, je combine le fil avec du bois, des perles ou des pierres pour créer des bijoux uniques. Le micro-macramé permet une grande finesse : plus de variétés de nœuds, plus de détails, plus de possibilités qu’en macramé classique, qui se limite à deux nœuds principaux et à de plus grandes pièces décoratives. Cela fait maintenant trois ans que je pratique cette technique.
Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?
La liberté de créer à partir de presque rien : un fil, une idée, un assemblage. J’aime pouvoir combiner le bois et les matériaux naturels pour fabriquer de jolies choses entièrement faites à la main.
Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?
Le lieu est magique : un cadre magnifique, accueillant, avec des visiteurs très variés, venus de partout. J’ai découvert Meneham grâce à une amie, et c’est ma troisième année ici, après y être arrivée d’abord par l’intermédiaire de Maxime.
Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?
Oui, bien sûr. Je l’ai déjà recommandé à d’autres artisans de passage.
Merci à Émilie de nous avoir partagé sa passion du macramé et son plaisir d’être présente à Meneham ! ♥
Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.
Marylin Capdeville de l’atelier 3
Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?
Je suis artisane maroquinière.
Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?
J’utilise principalement des outils manuels indispensables au travail du cuir : couteaux pour la coupe, alènes pour la couture, pinces de sellier, fers à fileter pour la finition des tranches… et deux machines à coudre professionnelles adaptées aux différents types de points. Je réalise aussi le parage à la main, à l’aide d’un couteau dédié.
Mon parcours a commencé grâce à un artisan croisé pendant des vacances, qui m’a encouragée à poursuivre dans cette voie. Après une période de chômage et un accident, j’ai repris une formation en chaussure orthopédique. J’ai obtenu un CAP d’opérateur polyvalent en podo-orthèse en 2011 et me suis engagée pleinement dans la maroquinerie.
Après plusieurs expériences dans la chaussure, j’ai récupéré des supports pédagogiques de maroquinerie auprès d’un ami formé dans ce domaine, ce qui m’a permis de me perfectionner.
J’ai ensuite appris davantage grâce à des rencontres professionnelles, notamment avec une sellière formée chez Hermès, avec qui j’ai pu échanger sur les techniques communes entre chaussure et maroquinerie.
Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?
J’aime les couleurs, le côté artistique du cuir et les possibilités infinies qu’offre cette matière. On n’a jamais fini d’apprendre : nouvelles techniques, nouvelles textures, nouvelles façons de travailler…
Je suis passionnée par l’art, les travaux manuels, et j’apprécie particulièrement de pouvoir pratiquer un métier à la fois créatif, technique et riche en découvertes.
Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?
J’aime beaucoup le cadre, ainsi que l’idée de mettre en valeur l’artisanat dans un lieu préservé, où la faune et la flore sont respectées. C’est un plaisir de partager mon travail et d’échanger avec les visiteurs, venus d’horizons très variés. Ces rencontres sont toujours très enrichissantes.
Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?
Oui… mais pas trop, car je tiens à ma place ! C’est un cadre de travail exceptionnel : agréable, stimulant, avec une belle ambiance entre artisans. Et puis, le dimanche matin, boire son café au bord de la mer, les pieds presque dans l’eau, ça n’a pas de prix.
Merci à Marylin de nous avoir partagé sa passion du cuir et son plaisir d’être présente à Meneham ! ♥
Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.
Anne Dayot de l’atelier 2
Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?
Je suis auteure-photographe, affiliée au régime des artistes-auteurs.
Ce statut encadre la diffusion de mes œuvres sous forme de tirages limités à 30 exemplaires maximum par photographie, chacun étant numéroté au dos. Au-delà de ce seuil, on ne relève plus du champ de l’œuvre originale mais de la reproduction commerciale. Dans le circuit des galeries, ce nombre est d’ailleurs souvent considéré comme élevé : plus le tirage est restreint, plus la valeur de l’œuvre augmente. J’applique ce principe de façon progressive : les premiers tirages sont proposés à un prix plus accessible, puis les tarifs augmentent au fur et à mesure de l’avancement de la série. J’ai toutefois fait le choix de conserver cette limite de 30 exemplaires afin de maintenir des prix abordables.
Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?
Je n’ai pas suivi de formation en photographie ; mon parcours est autodidacte, guidé par une passion ancienne. Durant les années 2000 vivant alors à Toulouse je photographiais les ombres des passants dans l’espace urbain. Plus tard, installée dans les Pyrénées ce sont les écorces d’arbres qui ont attiré mon regard. À cette époque, mon travail n’était pas destiné à être montré.
C’est mon arrivée en Bretagne en 2012 qui a véritablement structuré ma démarche artistique. La présence de la mer, les lumières particulière, le climat… tout m’a inspiré dans cet univers enchanteur. Je travaille aujourd’hui uniquement sur le littoral. D’abord attirée par les traces laissées dans le sable, je me suis peu à peu intéressée aux algues, celles déposées sur le sable par la marée puis les algues en mouvement au bord de l’eau.
Je marche longuement le long des plages et photographie ce que la marée trace, dessine et dépose sur le sable. Je n’interviens jamais sur le décor — je me contente d’observer et de capter l’instant tel qu’il s’offre. Une partie de mon travail se déroule également au moment du coucher du soleil : la lumière alors rasante révèle des couleurs flamboyantes et renforce l’impression de volume.
J’imprime moi-même mes photographies sur un papier aquarelle à grain fin avec des encres pigmentaires, reconnues pour leur excellente tenue dans le temps. J’obtiens ainsi un rendu situé entre photographie et peinture, un entre-deux qui correspond pleinement à ma recherche artistique. Côté matériel, j’utilise un appareil photo numérique, qui m’apporte une grande liberté pour mes prises de vue par rapport à l’argentique.
Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?
Ce qui m’enchante avant tout, c’est précisément de ne rien avoir à « créer » au sens strict. Tout est déjà là : il me suffit d’ouvrir les yeux, de me laisser imprégner et de percevoir. Lorsque je « tombe » sur une forme et que je parviens à la sublimer par l’image, le moment devient presque magique. Je trouve dans la simplicité du réel de quoi nourrir mon regard.
Quand vient le temps des expositions, ce sont les réactions du public qui me touchent : l’émerveillement, la diversité des interprétations, parfois même l’émotion d’un spectateur qui entre en résonance avec celle que j’ai moi-même éprouvée sur le terrain. Je choisis volontairement de ne pas donner de titre à mes photographies afin de laisser à chacun la liberté d’y projeter sa propre lecture. J’aime être ce relais, offrir cette émotion.
C’est un travail empreint de gratitude.
Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?
En 2018, une peintre près de chez moi m’a proposé de rejoindre le site pour y louer un atelier. J’exposais déjà près de chez moi, mais Meneham de par sa fréquentation m’a offert une toute autre visibilité.
C’est un lieu magnifique, avec une lumière et une atmosphère particulières. Malgré la distance — (près de deux heures de route) c’est ici que mon travail rencontre le public le plus large. Les échanges avec les autres artisans, la fréquentation du site et le contact direct avec les visiteurs… tout cela en fait un lieu unique.
Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?
Oui, sans hésitation. Il y a des contraintes d’ouverture, bien sûr, mais la visibilité est exceptionnelle. Meneham permet de toucher un public varié, peut être plus populaire que celui des galeries traditionnelles, et c’est une vraie richesse.
Merci à Anne de nous avoir partagé sa passion de la photographie et son plaisir d’être présente à Meneham ! ♥
Cet été, la photographe Julie Devisme est venue sur le site de Meneham pour rencontrer et photographier nos artisans. Cette rencontre a donné lieu à des photographies authentiques, intimes et naturelles. Julie a un lien particulier avec Meneham et la région.
Elle nous en parle dans cette interview :
Julie Devisme,
photographe reflétant le quotidien de ceux qui créent avec leurs mains.
Elle met en lumière leur travail, leurs gestes et leur personnalité.
Pourquoi cette envie de projet photo des artisans de Meneham ?
L’envie de ce projet est née d’une double envie : celle d’aller à la rencontre des artisans en Bretagne, et celle de renouer avec un lieu qui m’accompagne depuis l’enfance. Le site de Meneham est pour moi chargé de souvenirs, je connaissais déjà les maisons des artisans et c’est presque naturellement que l’idée de développer ce projet là-bas s’est imposée.
C’était une manière de lier le territoire, l’artisanat et l’humain, en mettant en lumière à la fois un savoir-faire, un lieu et les personnes qui le font vivre.
Quel est votre lien avec le lieu ?
Je ne suis pas née bretonne, mais je suis bretonne de cœur, comme beaucoup d’autres amoureux de cette région. Depuis près de trente ans, je viens chaque été en Finistère nord. Cette région est devenue pour moi un lieu d’ancrage, un point de repère, mais aussi une source d’inspiration qui nourrit mes projets.
À Meneham, les couleurs, la lumière, les traditions, l’identité et l’histoire du territoire s’entrecroisent, et c’est précisément cela que je cherche à transmettre et à partager à travers la photographie.
Comment se sont passées les rencontres avec les artisans ?
Les rencontres avec les artisans se sont faites dans la simplicité et la spontanéité. C’est toujours de cette manière que j’aime aborder le portrait et le reportage : en privilégiant l’échange humain, naturel, autour d’une conversation, d’un café.
Rien de figé ni de posé, mais au contraire le désir de témoigner avec humilité de leur savoir-faire, de leur réalité et de leur personnalité en captant l’instant tel qu’il se présente.
Qu’avez-vous aimé sur place ?
Ce que j’ai aimé à Meneham, c’est d’abord la lumière et l’atmosphère unique du site. Mais aussi cette sensation précieuse de partager un instant de la routine quotidienne des artisans : l’ouverture de leur atelier le matin, quand le lieu est encore calme. L’odeur du café, les gestes précis qui se répètent, puis peu à peu les premiers visiteurs qui arrivent et le site qui prend vie.
C’est dans ces moments simples et authentiques que j’ai trouvé toute la richesse du projet.
Le site de Meneham est bien évidemment unique, un lieu reconnaissable et devenu iconique par la fameuse “maison entre les rochers”.
Au-delà de ce caractère, nous avons voulu rechercher des lieux qui auraient des similarités avec Meneham. Similaires par le côté “village de chaumières” ou bien, par sa côte de rochers granitiques.
Commençons par des hameaux de chaumières similaires en France :
Les hameaux de Kerascoët et Kercanic
Kerascoët (ancien village de tisserands du XVe siècle) et Kercanic, sont situés sur la commune de Névez (Finistère Sud) et en sont des quartiers, donc des habitations de particuliers. Le cadre est bien sûr très agréable pour apprécier la beauté de ces chaumières, leur ornement floral et les petites ruelles qui les composent. Le village de Kerascoët est animé l’été avec « la Fête des chaumières » (messe et procession en costumes bretons, découverte d’anciens vieux métiers et Fest-Noz en soirée.) et tous les mercredis, retrouvez le Festival Place aux Mômes sur la place principale, pour des spectacles gratuits pour les enfants.
Véritable village traditionnel briéron comptant 18 chaumières, deux fours à pain, un puits et un lavoir. Lieu de promenade pour les locaux comme les touristes, on y trouve la Maison du Parc naturel régional de Brière – l’Office de Tourisme, une chaumière dédiée aux saveurs et artisanat local ainsi que des animations : visites guidées, jeux, le marché du terroir tous les jeudis de l’été (comme ici) !
Son histoire rejoint également celle de Meneham puisque les chaumières ont été achetées et restaurées par le Parc naturel régional de Brière à partir de 1973. Le village ne compte alors que 2 habitants, et la plupart des maisons sont en ruines. Le chantier de rénovation a duré quinze ans et a permis de faire revivre le village.
Direction l’Ecosse, à Gearrannan Blackhouses Village, sur l’île de Lewis. Ancien village de pêcheurs, les blackhouses (habitations initialement bâties au 17e siècle) sont les héritières de modèles de maisons en pierre sèche réalisés depuis des millénaires dans cette partie de l’Ecosse. Les toits du village de Gearrannan sont recouverts de chaume composé de brindilles ou de paille.
En quête d’une meilleure qualité de vie, les habitants commencèrent à quitter le village dans les années 1960s. En 1989, le Garenin Trust décida de restaurer les Blackhouses abandonnées en y introduisant le confort moderne tout en préservant les techniques de construction ancestrales et notamment le mur en pierres sèches et la toiture végétale.
Maintenant, un musée est érigé à l’intérieur d’une des maisons et permet de mieux comprendre la vie des habitants du village dont l’activité principale était la pêche. Les vieux meubles d’époque, les objets familiers et les métiers à tisser mis en valeur permettent d’appréhender la vie quotidienne de l’époque. La visite se complète par une offre de restauration et de belles randonnées à faire en bord de mer, et plusieurs logements sur place.
Les chaumières et les paysages du Danemark
Au Danemark, il existe beaucoup de chaumières un peu partout dans le pays (surtout dans le Jutland), mais pas forcément aussi rassemblé en village comme ceux présentés précédemment.
Ce qui caractérise les maisons en toit de chaume là-bas, elles sont sans étage et aux façades à colombages, repeintes en blanc donnant un charme désuet. On retrouve aussi des similarités de paysages dunaires comme à Fanø ou Skagen.
Le littoral est célèbre pour ses formations rocheuses lisses, ainsi que pour ses villages de pêcheurs pittoresques. Il abrite un vaste archipel, l’une des régions côtières les plus emblématiques et les plus belles de Suède. Il se compose de milliers d’îles, d’îlots et d’écueils disséminés le long de la côte accidentée. L’endroit parfait pour y réaliser des excursions en kayak !
La Sardaigne
Allons au Sud de l’Europe, en Sardaigne. Dans la partie nord-est de l’île, une petite péninsule divise en deux un coin de paradis, ici c’est une plage de sable très fin aux reflets clairs dans un décor de rochers granitiques et une vue à couper le souffle sur les îlots de la Costa Smeralda.
C’est en remontant le fleuve Saint-Laurent, après avoir passé Tadoussac (au confluent du fjord du Saguenay, connu pour l’observation des baleines et son Festival de la chanson ♥) et en prenant la 138, qu’on arrive en Côte-Nord. Notre point de chute, après avoir passé Sept-Îles, pour y découvrir un endroit un peu similaire à Meneham et la Suède, est en Minganie, à Magpie et Rivière-au-Tonnerre. N’hésitez pas aussi à monter jusqu’à l’île du Havre de Mingan, dans l’archipel du même nom. Pour y avoir été sur place il y a 6 ans, je m’étais fait justement cette remarque « oh on dirait la Bretagne »… Voici quelques-unes de mes photos :
Enfin, on dit souvent des plages de Kerlouan, qu’il s’agit des Seychelles bretonnes, voici à quoi ressemblent les Seychelles, l’eau plus chaude en plus 🙂
Seyvillas
Après ce petit tour du monde d’endroits « similaires » à Meneham, où aimeriez-vous aller ? 🙂
Vous souhaitez présenter vos produits à l’occasion de l’édition 2025 de Noël à Meneham ?
Faites nous parvenir votre candidature avant le 15 octobre 2025 et participez à cet événement festif et convivial dans l’un des sites les plus emblématiques de la Côte des Légendes.
Répondez à notre appel à projet pour bénéficier d’un espace de vente dans un chalet dans le cadre du marché de Noël à Meneham 2025 !
Tourisme Côte des Légendes lance le nouvel appel à projet pour la création de l’installation artistique de Noël à Meneham 2025.
Chaque année, une œuvre éphémère prend vie en plein air, au cœur du site historique de Meneham, pour célébrer les fêtes dans un esprit créatif et convivial. Pour cette 7ème édition, le thème choisi vogue autour des bateaux, un clin d’œil aux racines maritimes du village, autrefois habité par des pêcheurs et goémoniers.
Une œuvre à ciel ouvert, visible du 6 décembre 2025 au 4 janvier 2026 Les artistes sont invités à imaginer une installation qui dialogue avec le paysage et l’esprit du lieu, ainsi qu’avec le fil rouge.
Date limite de candidature : le dimanche 14 septembre à minuit
Que serait le village de Meneham sans la nature qui l’entoure ? Comme nous l’avons vu dans notre dernier article, c’est notamment grâce à mère nature et à ses fruits que les habitants ont pu prospérer tout en la préservant.
Depuis 1975, le site de Meneham est classé au titre de la protection des monuments naturels et des sites. Aussi, en 1989, la commune de Kerlouan acquiert le hameau tandis que le Département du Finistère achète les terres alentours (20 hectares) pour les protéger, au titre des espaces naturels sensibles.
De longues plages de sable blanc parsemées de rochers, créant de petites criques en leur coeur. On nomme souvent les plages d’ici les “Seychelles bretonnes”, des plages aux mêmes caractéristiques s’y trouveraient. L’eau cristalline n’y est cependant pas à la même température. Parlons justement de l’eau et de sa couleur qu’on appelle “Glaz” ici. C’est une teinte nuancée entre le vert et le gris, qui joue avec la transparence verte et bleue de l’eau, une nuance délicate, subtile et magique.
Ce paysage invite véritablement à l’évasion, à la contemplation et à la détente, où le temps semble s’arrêter.
Les nombreux rochers de granite gris de Meneham donnent le caractère unique de cette côte. Datant de l’ère primaire, ils résultent, d’une part, de la formation de la chaîne Hercynienne et, d’autre part, de son érosion naturelle par les courants marins.
Ils sont maintenant devenus emblématiques du site, et ce chaos granitique est d’ailleurs le 2ème spot de “grimpe sur blocs” en France, après la Forêt de Fontainebleau. Il offre des parcours aussi bien pour les débutants que pour les plus aguerris. Des initiations sont proposées l’été par un moniteur diplômé d’État d’escalade, pour découvrir la pratique en petit groupe tout en profitant du cadre au rythme des marées. Les plus initiés peuvent participer à un festival de grimpe : Blokuhaka, dont la prochaine édition se tiendra en 2026.
Les rochers sont aussi appréciés pour leurs formes énigmatiques et changeantes, à observer en fonction des marées.
L’univers des algues, ces organismes vivants capables de produire de la photosynthèse oxygénique constituent une part très importante de la biodiversité globale. Elles sont très présentes sur l’estran rocheux de Meneham. Ces plantes marines sont sources de nombreuses richesses, agricoles (et même industrielles), environnementales et gustatives.
Avançons vers les dunes, et mentionnons l’importance de les préserver. C’est un espace qui abrite des centaines d’espèces de plantes, comme les oyats (une plante qui capte le sable à la belle saison) et une faune très riche, comme les gravelots à collier interrompu (une espèce aujourd’hui en fort déclin).
La dune, c’est un espace qui bouge sans cesse, dû à la dynamique naturelle et cyclique sur les littoraux, entre engraissement du cordon dunaire et érosion. Malheureusement leprocessus d’érosion se produit également, et est accéléré, en dehors du cycle habituel, à cause de la surfréquentation et de la présence humaine (piétinement).
C’est en 2018 qu’un diagnostic a été réalisé par le Conservatoire botanique national de Brest, afin d’actualiser la cartographie des stations d’espèces à forte valeur patrimoniale et de proposer des actions concrètes à mener pour la préservation de ces différentes espèces. Le rapport du Conservatoire botanique national de Brest a répertorié 7 espèces vasculaires à forte valeur patrimoniale signalées depuis 1990, dont 3 espèces présentant un enjeu national ou régional. Le site de Meneham comprend également plusieurs habitats d’intérêt communautaire.
Puis en 2021, des associations locales, avec l’appui du département et de la Communauté Lesneven Côte des Légendes (CLCL), réalisant un travail de suivi du trait de côte depuis juin 2020, ont défini des aménagements pour empêcher la dégradation des dunes : construction du parking visiteurs au sud du site (des parkings se situant avant sur les dunes même), pose de ganivelles au niveau du sentier côtier afin de le délimiter…
La terre et ses richesses
Autour de Meneham, c’est une zone de prairie qui avant servait de champs pour la production maraîchère du village. Cette prairie est structurée par des talus, comme une mosaïque de carrés verts. Elle aussi protégée par le département. On remarquera que tout cet espace, jusqu’à la mer, est très peu boisé.
En toute saison, la végétation va sublimer l’espace naturel de Meneham. Bien entendu, le printemps fait éclore de jolies fleurs comme :
l’Armerie Maritime
la Giroflée des Dunes
l’immortelle des dunes
les orchidées sauvages
On retrouve également des plantes, dont certaines plus ou moins envahissantes et opportunistes comme la queue de lièvre – Lagurus ovatus, la roquette bâtarde – Hirschfeldia incana ou encore le plantain lancéolé – Plantago lanceolata, dû à l’action ou l’inaction de l’homme (avant avec pâturage ou le séchage du goémon, la végétation était plus sèche), mais aussi à cause du réchauffement climatique.*Promenade Botanique sur la côte des légendes, Alain Gerault
Rappel des bonnes consignes pour préserver la nature de Meneham
Le site de Meneham reste un endroit préservé, naturel et extrêmement riche en biodiversité. Nous souhaitons que celui-ci demeure un capital précieux à conserver pour en profiter aujourd’hui et le transmettre intact à nos enfants.
C’est pourquoi, nous essayons de sensibiliser les visiteurs dans cet objectif. Il est notamment demandé à chacun de ne pas marcher sur la dune en dehors des allées aménagées. Merci également de ne pas cueillir les fleurs, de ne pas faire de feu et de ne rien jeter par terre. Pour les propriétaires de chiens, les tenir en laisse tout en ramassant les déjections.
Pour les cyclistes, il est préférable de rester pieds à terre sur le site, et bien-sûr il est interdit d’accéder au sentier côtier GR34 en vélo. Les voitures sont interdites sur le site (sauf exceptions) comme le fait de camper sur place (des campings sont disponibles à proximité).
Cette année, nous voulons valoriser les producteurs de la boutique de Meneham. Deuxième série sur trois, découverte de la catégorie sucrée : des gâteaux bretons et kouing amann, du miel, du chocolat et des confitures.
Pour cette deuxième mise en avant, nous sommes partis à la rencontre des entreprises suivantes : Kouing Amann Berrou à Goulven, Miellerie de la Côte des Légendes à Plouescat, Grain de Sailà Morlaix et le chantier d’insertion de l’AGDE à Plabennec. Une façon de découvrir les coulisses des produits locaux que nous vendons ici !
Direction Goulven pour visiter l’atelier de production des kouing amann, gâteaux bretons, les Ty Crousti ou autres lichouseries locales ! Fabriquant de spécialités bretonnes depuis 1975, on y perpétue le savoir faire breton de génération en génération depuis bientôt un demi-siècle. Nous avons pu y observer une partie de la fabrication des Ty Crousti, ces petites gourmandises de pâte à kouing amann façon « palmiers ». C’était très intéressant de voir les coulisses de cette pâtisserie artisanale locale, qui travaille avec beaucoup d’acteurs du territoire pour distribuer leurs délicieux produits.
On part maintenant sur la Côte des Sables pour découvrir la Miellerie de la Côte des Légendes ! Petit tour à la boutique pour ensuite s’approcher des ruches qu’ils ont en bord de mer, non loin de la plage des Amiets.
La miellerie compte environ 500 ruches, réparties des dunes de Keremma jusqu’aux monts d’Arrée, proposant ainsi une large gamme de miels : miel de sarrasin, miel de ronce ou encore du bord de mer aux accents iodés… Ici l’apiculteur est aussi éleveur d’abeilles, il pourra alors assurer la cohésion et l’organisation au sein du nid, et élever de bonnes abeilles.
D’autres produits tout aussi gourmands sont disponibles à la vente : pains d’épices, gâteaux et bonbons, mais aussi du chouchen fait par eux-mêmes ou des collaborations avec des brasseries locales.
Grain de Sail est fondée en 2012, de la volonté de créer des produits de qualité tout en respectant l’environnement. Les fondateurs, deux frères jumeaux vont financer un voilier cargo pour transporter les matières premières à travers l’Atlantique de manière durable. Ils commencent par se lancer dans la torréfaction de café en 2013, et ouvrent ensuite la chocolaterie en 2016. Leur premier voilier cargo : Grain de Sail I est construit en 2018 et effectue sa première traversée transatlantique en 2020.
« Les chocolats sont soigneusement élaborés et produits à Morlaix. En particulier, la technique de conchage appliquée aux cacaos permet d’atteindre une qualité de chocolat optimum et de proposer des recettes simples et savoureuses. » Leur gamme s’étend à 18 références de tablettes de chocolat noir et lait, confectionnés grâce à des outils industriels de pointe et aux compétences de nos équipes ainsi qu’à celles des travailleurs en situation de handicap issus d’associations d’aide à l’emploi.
En boutique, nous vendons trois tablettes de chocolat :
Chocolat noir, caramel et fleur de sel
Chocolat noir, raisins et sarrasin torréfié
Chocolat au lait et fleur de sel
L‘AGDE
Enfin, nous avons pu visiter le chantier d’insertion de l’AGDE à Plabennec. Le chantier d’insertion agroalimentaire a démarré en 2003, sous forme d’atelier-école avec le lycée Agrotech de Lesneven avec 8 salariés (majoritairement des femmes) en contrat aidé. Le premier produit créé est la « Paniflette » : un gratin de pommes de terre avec lardons, crème et fromage, conditionné dans une barquette. Il sera distribué aux Restos du cœur.
Le chantier accueille aujourd’hui 16 salariés, répartis en 2 équipe. Ils travaillent sur la production de bocaux avec des produits locaux, et les commercialisent via des commerces locaux ou lors de marchés. Ils proposent également des paniers garnis ou des prestations de buffet.
Les salariés sont accompagnés sur leur projet d’insertion professionnelle et les missions qu’ils occupent varient en fonction de ce projet, pour adapter au mieux leurs compétences et ainsi améliorer leur insertion.
À la boutique de Meneham, vous trouverez une large gamme de confitures réalisées à partir de produits locaux :
Fraise
Rhubarbe vanille
Orange
Gelée de cidre et cannelle
Compote pommes façon Tatin
Caramel au beurre salé
Nous remercions toutes ces entreprises et associations de nous avoir ouvert leur porte, et d’avoir ainsi pi découvrir les coulisses de la fabrication des produits que nous vendons à la boutique de Meneham. Une chance pour mieux pour les valoriser !
Favoriser les circuits courts : permettre aux producteurs locaux (fruits et légumes, viandes, poissons et crustacés, boissons, produits laitiers, pain, miel, gourmandises, etc.) de proposer leurs produits directement aux consommateurs.
Dynamiser l’économie locale : offrir une vitrine aux producteurs sur un site historique du territoire.
Créer un moment convivial et festif : favoriser les rencontres dans une atmosphère chaleureuse propice à la consommation sur place (apéro, musique).
• Emplacement des producteurs : devant la caserne (ateliers d’artisans)
• Tarifs de participation : 2,30€ / mètre linéaire
Réduction pour les producteurs partenaires de Tourisme Côte des Légendes : 1,30€ / mètre linéaire
• Matériel : chaque producteur devra venir avec son propre matériel (tables, chaises, etc.). A noter que les camions type food-trucks ne sont pas autorisés.
• Électricité : branchement possible sur un local technique situé face à la caserne (tarif : 1,80€). Merci d’indiquer la puissance nécessaire dans la fiche de pré-inscription ci-dessous.
• Installation : à partir de 15h
• Accès : dépôt du matériel et des produits par le chemin d’accès au gîte (côté est).
• Stationnement : dépôt des véhicules sur le terrain au pied du rocher du Corps de garde.
Une animation musicale pour les musiciens et groupes (la participation se fera au chapeau, possibilité de vendre des CDs aussi) et un espace de dégustation seront prévus chaque jeudi autour du marché.
Venez participer à ce moment de partage et de découverte locale !
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.