Une retraite à Meneham, par Grégory et Jeremy

Du 17 au 20 mars dernier, Grégory Mignard et Jeremy Janin sont venus à Meneham pour un temps au calme, quasiment seuls dans le village et au Gîte de Meneham. Quatre jours où le seul crédo était de prendre le temps de vivre le lieu et de retranscrire leur vécu par écrit et en images (1 et 2).

© Grégory Mignard

Une expérience lente et immersive d’un lieu qui peut nous être connu, proche de notre lieu de résidence et que l’on redécouvre pourtant sous un autre angle, dépaysant, naturellement brut, lumineux et mystérieux à la fois – dans une période où tout va vite, les voyages, les vacances, passer à un endroit sans en sentir l’essence…  

« Meneham serait notre camp de base où l’on prônerait la lenteur et le lâcher-prise, uniquement guidés par nos envies et le rythme que l’on souhaiterait s’imposer. » Jeremy Janin

© Jérémy Janin
© Jérémy Janin
© Jeremy Janin
© Grégory Mignard

Pendant 4 jours, avec un beau temps d’un début de printemps sec et parfois frais, ils ont pu arpenter les rochers de granit, se déplacer uniquement à pied, surfer à Boutrouilles, rencontrer des grimpeurs habitués des lieux et profiter du cadre du village : dormir au Gîte et se restaurer au Bistrot des Légendes.

Au petit matin, comme au crépuscule, ils ont vécu Meneham de long en large pour simplement vivre le moment présent.

« Ce matin, cap à l’ouest. Les lampes frontales découpent le sentier avant que la lumière du jour ne prenne le relais. Il fait frais, les bonnets et doudounes contrastent avec les t-shirts et casquettes de la veille. Le printemps breton dans toute sa splendeur : généreux le jour, piquant le matin. Au réchaud, on fait un café au milieu des blocs de granit. Le bruit de l’eau qui chauffe, l’odeur du café dans l’air froid, le ciel qui vire lentement du gris au bleu. » Grégory Mignard

© Jeremy Janin
© Grégory Mignard

Profiter de moments simples dans un cadre naturel : « Lire au soleil me fait du bien. Les plaisirs simples de la vie. Écouter les oiseaux chanter, voir les premières fleurs danser dans le vent, entendre les vagues frapper le granit. Tel est le tempo de Meneham. » Grégory Mignard

© Jérémy Janin
© Grégory Mignard
© Jeremy Janin

Leur rencontre avec des grimpeurs aura eu un goût particulier pour eux, au cœur de ce spot de grimpe sur blocs, encore peu connu – et c’est bien ainsi aussi.

« On entre dans l’univers de Nico et le granit nous accueille et nous transperce. Le temps est suspendu. » Jeremy Janin

© Grégory Mignard
© Jeremy Janin

Cette expérience de « retraite » permet de prendre conscience que le voyage n’est pas forcément une question de distance. Il peut être intérieur et ressourçant tout en étant proche de chez soi ou à suffisamment prendre le temps d’être là, dans un lieu, au calme.  

© Jérémy Janin
© Gregory Mignard

« On commençait presque à se sentir chez nous. C’est le signe que la magie a opéré : on a trouvé la lenteur et la paix qu’on était venus chercher. » Grégory Mignard

« Brutal retour à la réalité qui n’a d’égal que la puissance de l’expérience qui vient de se passer. » Jeremy Janin

Pour lire leurs articles respectifs :

Merci à eux d’avoir porté ce regard apaisant et vivifiant sur l’essence naturelle de Meneham ! ♥

© Jeremy Janin

Appel à projet Noël à Meneham 2026

« IL ÉTAIT UNE FÊTE À MENEHAM »

Tourisme Côte des Légendes lance le nouvel appel à projet pour la création de l’installation artistique de Noël à Meneham 2026.

Chaque année, une œuvre éphémère prend vie en plein air, au cœur du site historique de Meneham, pour célébrer les fêtes dans un esprit créatif et convivial.

Pour cette 8ème édition, le thème choisi célèbre la fête foraine ou plus largement les fêtes populaires et traditionnelles en Pays Pagan et notamment à Meneham. Véritables parenthèses de joie et multi-générationnelles comme les foires, pardons, noces et fêtes calendaires, elles animaient régulièrement le village – autour des chants, de la musique, de la danse et des jeux traditionnels. Il y a même eu une fête foraine à Meneham, pendant plusieurs décennies, et au moins jusqu’en 1966 selon les témoignages recueillis, qui s’installait chaque été, autour du 14 juillet. Les manèges prenaient place sur le sable, aux côtés des auto-tamponneuses – surnommées « le casse-gueule » –, du tir à la carabine, des baraques de jeux et des loteries.

Aujourd’hui encore, Meneham continue d’être un lieu de rassemblement où patrimoine, culture et création dialoguent toute l’année. Les festoù-deiz estivaux, les animations culturelles, les démonstrations de savoir-faire, les jeux traditionnels et les événements saisonniers prolongent cette histoire en invitant habitants et visiteurs à partager des moments de convivialité.

Une œuvre à ciel ouvert, visible du 5 décembre 2026 au 3 janvier 2027
Les artistes sont invités à imaginer une installation qui dialogue avec le paysage et l’esprit du lieu, ainsi qu’avec le fil rouge. L’idée étant de proposer une interprétation artistique, contemporaine, poétique ou décalée de la fête foraine. Les propositions pourront être contemplatives, participatives ou immersives, et offrir au public une expérience sensible où le jeu, l’émerveillement et la poésie trouvent naturellement leur place et où le site devient alors un terrain de jeu où patrimoine et imaginaire se rencontrent !

Date limite de candidature : le dimanche 20 septembre à minuit

Cet appel est ouvert à tous les artistes plasticiens. N’hésitez pas à le partager autour de vous !

Pour plus d’informations, contactez-nous à l’adresse : ingrid.cotedeslegendes@gmail.com

© Vincent Feuray

Portraits d’artisans de Meneham – Nolwenn Castel

La caserne où se trouve les ateliers d’artisans © Valéry Joncheray

Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.

Nolwenn Castel de l’atelier 5

Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?

Créatrice en cyanotype.

Mon but est de mettre en valeur les végétaux que l’on retrouve dans la nature autour de nous, du plus simple au plus délicat, en créant en harmonie avec la nature grâce à la technique du cyanotype.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?

Je suis costumière de métier mais le besoin de me confronter à d’autres techniques de créations, m’a amené aux cyanotypes il y a plusieurs années. J’ai commencé par l’éco-print (teinture naturelle qui consiste à transférer les pigments des végétaux sur le tissu ou le papier). J’ai découvert la technique du cyanotype grâce à ma sœur photographe professionnelle. Je suis tout de suite tombée sous le charme de cette technique que je trouvais magique et parfois tellement imprévisible.

Je récolte des fleurs ou des plantes très souvent dans mon jardin, mais également au gré de mes balades. Une fois récoltées, je les sèche ou bien je les utilise fraîches suivant le rendu que je souhaite. La technique du cyanotype consiste à enduire une feuille de papier d’une solution photosensible, on y pose les végétaux, on expose aux rayons du soleil puis on rince pour fixer l’impression, Puis on laisse sécher. Et c’est à ce moment que la magie est révélée.

Toutes mes créations sont des pièces uniques, même la paire de boucles d’oreille ne peut être identique.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?

La liberté de créer selon mes envies, tout en m’adaptant aux saisons. Ce qui me plaît dans la création, c’est d’imaginer ce que peut rendre le moindre végétal que je peux trouver dans mon jardin ou bien en me baladant et de pouvoir satisfaire ce besoin en l’exprimant avec mes mains.

Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?

Je connais Meneham depuis que je suis enfant, ma grand-mère nous y amenait moi et mes sœurs régulièrement pendant les vacances.

Puis j’ai redécouvert Meneham avec le village rénové, grâce à mon métier de costumière car j’y viens tous les ans depuis plus de 20 ans avec la troupe de théatre Ar Vro Bagan.

Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?

Oui bien-sûr, c’est un cadre idéal pour travailler et exposer et rencontrer des personnes d’horizons différents.

Merci à Nolwenn de nous avoir partagé sa passion du cyanotype et son attachement avec Meneham ! ♥

Portraits d’artisans de Meneham – Laëtitia Larangé

La caserne où se trouve les ateliers d’artisans © Valéry Joncheray

Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.

Laëtitia Larangé alias Tessine Dessine de l’atelier 5

Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?

Mon métier n’a pas de nom officiel, je suis fabricante de matériel d’art, précisément, d’aquarelle, mais j’ai eu envie de me nommer « aquarellière » pour le moment, car aquarelliste est le nom destiné à la personne qui utilise la matière.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?

La naissance de mon activité vient de mon amour pour la couleur et pour la matière, je dessine et pratique l’art sous plein de formes depuis mes 6 ans. J’ai quitté mon métier de Responsable adjointe pour vivre de ma passion et suis entièrement indépendante à ce jour. Je suis issue d’une formation littéraire puis de 3 ans en cursus artistique (1 année de MANAA et 2 de BTS) en Design de communication, espace et volume (spécialisée en Print).

La technique utilisée est une technique de broyage des pigments avec une molette en verre (molette à broyer, molette à pigment). Je crée mon propre liant que je viens additionner à un mélange de pigments, qui est propre à moi, pour obtenir une infinité de teintes, avec des collections qui me ressemblent. Chaque mélange peut aller d’une heure à 4 heures de broyage et le remplissage des godets se fait en plusieurs temps. Le séchage total peut aller jusqu’à une semaine en temps humide.

Les matériaux utilisés sont des pigments provenant de chez Sennelier et Ocre de France. Une grande partie des ocres viennent du Roussillon, et d’Italie pour les terres vertes. Souvent naturels, j’utilise parfois des pigments synthétiques car toutes les couleurs ne se trouvent pas à l’état naturel.

Je suis également à l’origine de tout le travail qu’on ne voit pas forcément : identité visuelle, packaging et illustration des packaging !

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?

Ce qui me plaît dans l’artisanat est la liberté d’action et une créativité qui ne doit pas forcément entrer dans un cahier des charges. Faire mes propres choix, dans les produits proposés et dans les couleurs, et la façon de présenter mon propre univers. Être libre de créer comme je le souhaite et autant que je le souhaite, mais également toucher à la matière et revenir à l’essentiel !

Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?

Le rapport à la nature est pour moi essentiel, dans mon travail comme dans ma vie personnelle. La mer à proximité directe contribue à rendre la vie plus douce et constitue une source inépuisable d’inspiration. Le site est magnifique sous tous les temps et les couleurs qu’il offre au quotidien m’émerveillent.

Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?

Bien évidemment ! On ne peut pas rêver mieux !

Merci à Florence de nous avoir partagé sa passion du cyanotype et sa communion graphique et naturelle avec Meneham ! ♥

Appel à musiciens, artistes et groupes !

Le marché gourmand revient au village de Meneham cet été et cherche ses futurs artistes !

Vous avez envie de partager votre passion dans un cadre convivial, en bord de mer, au cœur d’un site historique ?

  • Où : devant la caserne des artisans
  • Quand : les jeudis, du 16 juillet au 27 août, de 18h à 19h30
  • Participation au chapeau (possibilité de vendre des CDs)

Merci à toutes celles et ceux qui feront vivre ce moment de partage et de découverte locale !

Intéressé.e ? Contactez Tourisme Côte des Légendes pour plus d’infos ou pour proposer votre venue !

Tourisme Côte des Légendes
02 29 61 13 60
evenements.cotedeslegendes@gmail.com

Portraits d’artisans de Meneham – Florence Thollot

La caserne où se trouve les ateliers d’artisans © Valéry Joncheray

Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.

Florence Thollot de l’atelier 2

Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?

J’utilise un procédé photographique monochrome ancien « Le cyanotype » par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse. Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?

Artiste et graphiste autodidacte, j’ai exploré plusieurs techniques avant de revenir à la source de mon inspiration, la Nature.
Je suis vraiment fascinée et profondément connectée à la nature. Le fait de travailler de manière aussi intime avec les éléments et d’accepter l’imprévisibilité du soleil et des saisons m’offre une richesse créative unique. Ma pratique s’apparente presque à une forme de respect et d’harmonie avec le monde naturel, où chaque instant d’incertitude devient une opportunité pour des découvertes inattendues et belles.

Dans mon atelier, je laisse libre cours à ma créativité en utilisant ce procédé photographique «cyanotype». Tous les végétaux récoltés deviennent une matière que je dépose délicatement sur le papier. Le soleil, enfin, vient révéler ces traces végétales, donnant naissance à une œuvre unique, où chaque spectateur peut trouver sa propre émotion et sa propre lecture.
Le processus de récolte des algues, de les rincer et de les étaler pour créer des cyanotypes a vraiment quelque chose de méditatif et de sensoriel, je prends le temps de respecter chaque détail. La variabilité du temps, du soleil et de l’exposition fait que chaque œuvre est une rencontre unique avec l’instant présent.

Toutes mes créations sont réalisées en cyanotype. Je confectionne la totalité de mes produits. J’utilise des papiers japonais pour les lampes, appliques et carnets et je chine d’anciens draps pour réaliser les kakemonos et coussins.
Je crée également des tableaux sur la plage en jouant avec le sable et l’eau, les papiers reste sur le sable et le soleil fait son travail d’insolation. Le rinçage à l’eau de mer permet de révéler des nuances inattendues.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?

Pouvoir laisser libre court à notre imagination, se laisser porter, s’inspirer par la nature et créer des œuvres uniques.

Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?

Je dirai que mes créations et ma démarche graphique sont en accord, voir en communion avec le site. C’est un endroit un hors du temps, au plus proche des éléments (mer, vent, plage, soleil), une déconnexion ressourçante.

Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?

Oui, c’est un endroit magique. Un cadre qui incite à la création.

Merci à Florence de nous avoir partagé sa passion du cyanotype et sa communion graphique et naturelle avec Meneham ! ♥

Ty Journal de mai 2026

Notre Top 10 « Venir à Meneham ! »

Vous souhaitez avoir de « bonnes » raisons de venir visiter le site de Meneham, nous vous dévoilons notre Top 10 !

1. Derrière la « maison entre les rochers » :

Meneham ce n’est pas uniquement « la maison entre les rochers ». Contournez la et visitez un haut-lieu de la mémoire pagan avec une histoire singulière : celle d’un village au bout du monde où ces habitants – paysans-pêcheurs-goémoniers – vivaient pratiquement en autarcie, et que l’Histoire a chamboulé.

© Valéry Joncheray
© Tourisme Côte des Légendes

2. Grimper au rythme des marées :

Meneham concentre jusqu’à 4000 blocs (à marée basse), se révélant ainsi le 1er spot de grimpe sur blocs en Bretagne (le 2ème en France après Fontainebleau) au cœur d’un chaos granitique vieux de plus de 300 millions d’années ! Des séances d’initiation sont proposées à différents moments de l’année pour découvrir le site, de façon ludique et accessible.

3. S’offrir une vue à 360° :

Au-dessus du gros rocher (celui où se situe la fameuse maison), surplomber la Côte des Légendes et même plus encore ! Vers l’est vous y verrez le phare de Pontusval (ancienne maison-phare et l’un des plus photographiés de Bretagne) et à l’ouest, le phare de l’Île Vierge (plus haut phare d’Europe, aux pays des Abers).

© Tourisme Côte des Légendes
© Tourisme Côte des Légendes

4. Manger un authentique kig ar farz :

Venez goûter le plat typique du Finistère nord au Bistrot des Légendes, l’ancienne auberge du village. Composé de légumes et de viande, il se rapproche du pot au feu, mais avec une touche bien bretonne. En effet, le kig ha farz est accompagné de « farz » noir ou blanc (sorte de pâte à crêpe épaisse cuite au bouillon) et d’une succulente sauce au beurre et aux échalotes appelée « lipig ».

5. Rencontrer des artisans locaux :

L’ancienne caserne des douaniers de Meneham accueille maintenant 4 ateliers-boutique d’artisans, produisant des créations originales et variées, ravis de les vendre dans le cadre unique de Meneham.

© Tourisme Côte des Légendes
© Tourisme Côte des Légendes

6. Vivre le site grâce aux nombreuses animations :

Durant les vacances scolaires avec nos Temps forts : Le Printemps à Meneham, l’été, « Les courges débarquent à Meneham » à l’automne et Noël, de nombreuses animations variées sont proposées, pour tous – les petits comme les grands ; les gourmands, avides de culture, de nature ou bien sportifs !

7. Visiter le site de manière ludique:

Vous pouvez découvrir le site de manière « classique » en parcourant les différents espaces muséographiques ou bien de façon plus ludique avec le livret-jeu / l’Escape-game ou en participant à une activité comme les « chasses au trésor », les « petits explorateurs » ou le Loup garou géant !

© Vincent Feuray
© Tourisme Côte des Légendes

8. Dormir dans des lits clos :

Venez passer une nuit ou un séjour au Gîte de Meneham, dans ses différentes chambres au charme authentique et traditionnel comme celle avec des lits clos. Et pourquoi pas, venir pour séjour en mode « déconnexion », comme une retraite à l’instar des photographes Grégory Mignard et Jeremy Janin.

9. Admirer la nature de ce site protégé :

La nature de Meneham est unique, merveilleusement envoutante et dépaysante. Ses dunes, plages et prairies nous offrent un tableau de couleurs différentes grâce à la lumière changeante en fonction du temps ou du moment de la journée.

© Tourisme Côte des Légendes
© Tourisme Côte des Légendes

10. Découvrir le site un jour de tempête d’hiver !

Unique est aussi de venir en pleine tempête hivernale (ou du moins lors d’un temps gris et venteux – ce qui n’est pas rare !). Faites bien entendu attention à ne pas trop vous approcher du bord de côte, les tourbillons de vent sont malicieux ici…

Ty Journal de mars 2026 – Meneham : rétablir la vérité toponymique

Si Meneham est bien le nom historique du lieu, comme l’attestent les relevés cadastraux napoléoniens et actuels, les erreurs de traduction restent fréquentes.

L’association kerlouanaise Environnement et Patrimoine, qui œuvre depuis près de 40 ans à la sauvegarde du patrimoine du Pays Pagan, a mené une étude approfondie pour rétablir la vérité et lutter contre les interprétations erronées, comme celle qui traduit Meneham par « Menez Ham » (« le hameau sur le mont »).

Pour aller plus loin, cette étude est disponible dans les bulletins de l’association de juin et octobre 2024.

Origine et évolution du toponyme

Concrètement, l’origine du nom « Meneham » provient d’un hameau voisin. En 1817, dans le 1er cadastre napoléonien le territoire de l’actuel Meneham y est vierge, sauf la maison du corps de garde (1756) occupée par des miliciens puis par des douaniers à partir de 1792.

Sur ce cadastre, nous voyons l’existence du hameau primitif de Meneham situé à l’ouest de l’actuel village du Théven, correspondant actuellement au hameau de Méham.

Cadastre napoléonien de 1817. Entouré en haut le corps de garde / surligné en bas, le quartier originel de Meneham

Les recensements permettent de suivre les déplacements des douaniers : en 1841, ils résident encore au Théven, mais en 1846, ils sont installés dans la caserne de Meneham. Cette date marque la première mention officielle du toponyme à cet emplacement. Les archives hésitent alors entre Menham et Meneham, mais c’est cette dernière forme qui s’impose. Le nouveau quartier de casernement emprunte donc son nom au hameau originel, même si certains l’appelaient communément « la garde » (ar C’hard), en référence au poste de garde, et ses habitants « les Gardiz ».

© Archives de Kerlouan

Évolution des dénominations de Méham à Meneham

La dénomination du quartier actuel de Méham fut successivement la suivante :

  • 1623 : Meancam
  • 1640 : Melleham
  • 1757 à 1821 : Menham
  • 1782 : Meanham
  • 1769 à 1817 : Ménéham
  • 1896 : Méham

Nous voyons donc que le nom Menham n’est plus utilisé après 1817, il est remplacé par Ménéham qui désignera le quartier autour du casernement. Le nouveau nom de Méham (1896) est très proche du Menham du passé (1757 à 1815) mais suffisamment différent de Ménéham pour les distinguer.

Il n’y a alors pas de véritable création d’un nouveau toponyme mais sa réutilisation à partir du nom plus ancien de Menham ou Meanham.

En résumé, le quartier actuel de Ménéham tire son nom de l’ancien quartier Méham, qui s’est appelé tour à tour, Meancam, Méham puis Ménéham vers 1800. C’est lors du recensement de 1846, que l’on atteste du nom Ménéham, pour l’emplacement actuel du quartier du casernement des douaniers.

© Archives de Kerlouan

Signification toponymique de Meneham

Vue aérienne du massif rocheux de Men Menac’h
© Vincent Feuray

Attardons-nous maintenant sur la question du sens de Meneham. 

Tout d’abord, la bonne orthographe est bien Meneham et non Menez-ham, traduit également à tort par le « hameau sur le mont ». En effet, le terme Menez (dans le sens de mont-montagne) ne s’applique pas en pays d’ « Arvor » et seul le corps de garde est sur un promontoire et non tout le village.

Pour comprendre Meneham, il faut remonter à son lieu d’origine : l’actuel Méham. L’appellation la plus ancienne, Meancam, est révélatrice : Mean signifie « pierre » et kamm « courbe, de travers, difforme, tordu ». Le préfixe Mean a évolué en « men » au fil du temps.

Dans le quartier actuel de Méham, on retrouve en effet plusieurs blocs de rochers plus ou moins tordus, comme celui de Men Ménac’h (rocher au moine).

Cependant, le caractère subjectif d’apparence d’un rocher ne peut révéler quel rocher serait à l’origine du nom de Meneham !

Portraits d’artisans de Meneham – Eric Ducret

La caserne où se trouve les ateliers d’artisans © Valéry Joncheray

Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.

Eric Ducret des ateliers de Meneham (parti en janvier 2026)

Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?

Je suis potier.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?

Je travaille l’argile, plus précisément une faïence. Il existe de nombreux types de terre, mais celle-ci correspond le mieux à ma façon de façonner. Ma pratique repose essentiellement sur le modelage, qui représente environ 90 % de mon activité, et sur le tournage pour le reste.

J’utilise une grande variété d’outils pour sculpter ou texturer mes pièces, en plus de mon tour de potier : mirettes, ébauchoirs, couteaux, ainsi que toutes sortes d’objets détournés pour créer des empreintes — mines de crayons, capuchons, stylos, etc.

Pour les cuissons, je dispose de deux fours : un four électrique pour les premières cuissons et un four à gaz pour les cuissons d’émail. L’émaillage se fait grâce à un chronographe, un appareil proche d’un grand aérographe, qui me permet d’appliquer l’émail avec précision. Après cette étape, je nettoie certaines zones à l’eau, notamment les visages ou les mains de mes korrigans, afin de faire ressortir l’argile brute.

Le processus de création commence par le modelage, puis vient un temps de séchage, dont la durée dépend des conditions climatiques extérieures — de trois à quatre jours pour les petites pièces, jusqu’à une quinzaine de jours pour les plus grandes. La première cuisson donne ce que l’on appelle le “biscuit”, une terre cuite poreuse qui absorbe l’eau et permet à l’émail d’adhérer à la surface. La deuxième cuisson fait fondre cette pellicule de verre et apporte à la pièce son aspect brillant.

L’émail est composé d’une base de verre, réduit en poudre très fine de quelques microns, et mélangée à des oxydes métalliques colorants, comme le fer, le cobalt, le cuivre, le zinc ou le titane. Les couleurs obtenues varient selon le pourcentage de colorants utilisé.

En plus de mes korrigans, je réalise également des fontaines, de petits animaux — tortues, escargots — ainsi que des objets utilitaires : diffuseurs, boîtes, vases, lampes, etc.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?

La création est pour moi une manière de m’exprimer, et je m’amuse énormément en travaillant. À l’origine, j’étais portraitiste. Je me suis tourné vers la poterie pour réaliser des bustes en volume, mais les difficultés techniques et l’absence de formation m’ont naturellement orienté vers le modelage.

Ma première épouse avait ouvert un atelier de poterie, et c’est à ce moment-là que j’ai acquis un tour de potier — un modèle artisanal à pied, magnifique — et que j’ai appris seul, dans l’atelier. Une fois le tournage maîtrisé, je me suis dédié aux fontaines, que j’ai créées pendant plus de vingt-cinq ans. Puis, un jour de brouillard à Meneham, l’apparition d’une petite troupe de korrigans m’a inspiré un nouveau chemin créatif.

Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?

J’ai découvert Meneham par le bouche-à-oreille. Le site m’a immédiatement parlé : c’est un lieu granitique chargé d’ondes, avec une énergie très particulière. J’apprécie sa quiétude, surtout hors saison, ainsi que la proximité de la mer, véritable source d’inspiration. La synergie entre artisans, devenue rare aujourd’hui, est aussi l’un des grands atouts du lieu.

Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?

Oui, et je le fais régulièrement.

Merci à Eric de nous avoir partagé sa passion de la poterie dont le modelage et son plaisir d’être présent à Meneham ! ♥

Portraits d’artisans de Meneham – Justine Bourhis

La caserne où se trouve les ateliers d’artisans © Valéry Joncheray

Dans cette série consacrée aux artisans qui louent un atelier à Meneham, nous avons voulu en savoir plus sur leur travail et ce qu’ils.elles aiment dans la création et surtout quel était leur rapport et appréciation du lieu. Le tout sous forme d’interview ponctuée de photographies.

Justine Bourhis de l’atelier 2

Pouvez-vous nous donner le nom de votre métier ou de votre activité ?

Je suis artisane potière.

Pouvez-vous nous expliquer votre activité, les outils, matériaux ou techniques utilisés ? Pourquoi ce choix ? Quelle formation avez-vous suivie ?

Je fabrique des pièces utilitaires et décoratives en argile, principalement en grès pour ses propriétés.

Les étapes sont nombreuses :

  • J’émaille les pièces par trempage ou au pinceau, puis je les cuis dans un four électrique à 1250 °C. Une cuisson dure environ 12 h pour la montée en température, suivie d’une vingtaine d’heures de refroidissement.
  • Je commence par pétrir la terre pour l’homogénéiser et enlever les bulles d’air.
  • Ensuite, je passe au tour : je centre la terre, puis je façonne la pièce.
  • Après un séchage de 24 à 48 heures, je tournasse : je crée un pied, affine et lisse les parois. C’est aussi à ce moment que j’ajoute les anses, décore ou grave les pièces.
  • Je laisse sécher plusieurs semaines avant une première cuisson à 1000 °C.
  • Je fabrique moi-même mes émaux, ce qui demande beaucoup de tests pour qu’ils ne coulent pas, ne fissurent pas, ne fassent pas de bulles… Une fois la recette stabilisée, je prépare l’émail en quantité. Les matières premières utilisées sont par exemple : cendres, feldspath, silice, quartz et oxydes colorants.
  • J’émaille les pièces par trempage ou au pinceau, puis je les cuis dans un four électrique à 1250 °C. Une cuisson dure environ 12 h pour la montée en température, suivie d’une vingtaine d’heures de refroidissement.

Mon parcours : au lycée j’étais en arts appliqués, orientée design. J’étais plutôt attirée par le bois, puis j’ai découvert la céramique et ça a été un déclic. J’aime cette matière et sa polyvalence : on peut faire des tuiles, des briques, des assiettes, des bijoux… C’est un métier d’art complexe, qui demande des années pour maîtriser les formes et les émaux. J’apprends tous les jours, je teste sans cesse de nouvelles recettes, je repousse mes limites.

J’ai aussi animé de nombreux ateliers avec l’argile, ce qui m’a beaucoup plu. Après le bac, j’ai commencé un cursus en design produit à Brest, mais je n’ai pas accroché : trop théorique, trop déconnecté de la réalité. J’ai arrêté et fait un service civique comme pédagogue de rue, puis un DUT Carrières sociales. En parallèle, je travaillais à temps partiel dans l’éducation populaire, tout en suivant des stages et résidences chez des céramistes, surtout en Bretagne. J’ai ensuite arrêté l’animation pour me consacrer pleinement à la poterie. J’ai voyagé au Maroc et en Thaïlande pour me former auprès d’artisans, avec des approches différentes, plus proches de la terre et du feu de bois. Même si aujourd’hui je ne pratique pas toutes ces techniques, j’ai appris à récolter la terre et à cuire au feu de bois, et j’ai envie de contribuer à la transmission de ces savoir-faire.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’artisanat et la création ?

La matière, le rapport presque addictif à l’argile, et l’idée de faire perdurer un savoir-faire.

Quel est votre rapport avec le site de Meneham ? Qu’appréciez-vous ici ?

Je cherchais un lieu où installer mon atelier et vendre sans avoir à passer du temps sur les réseaux sociaux ou à gérer les envois de colis. Je préfère consacrer un maximum de temps à créer. En cherchant sur internet, j’ai découvert Meneham.

J’ai grandi au bord de la mer, donc j’apprécie ce cadre. Ici, je rencontre des visiteurs chaque jour, il y a beaucoup d’échanges. Le fait d’être entourée d’autres artisans est aussi enrichissant : on apprend les uns des autres.

Je peux travailler sur place : modelage de porte-savons, assiettes, plateaux, petits bols, ou encore préparation de suspensions.

Recommanderiez-vous à d’autres artisans d’avoir un atelier ici ?

Oui, mais cela dépend du métier. Certains nécessitent plus de temps en atelier, or ici on doit assurer des jours de présence, ce qui réduit le temps de production en dehors des périodes de formation.

En revanche, c’est un lieu idéal pour se faire connaître. La visibilité et la communication sont assurées par le site, en dehors du loyer, ce qui est confortable. Le cadre est agréable et paisible, malgré l’affluence : les visiteurs sont détendus, et le bord de mer en fait un bel environnement de travail.

Merci à Justine de nous avoir partagé sa passion de la poterie et son plaisir d’être présente à Meneham ! ♥